Suisse, GenèveAston Martin DB9 Volante : l’art d’avoir raison avant tout le monde
Soyons clairs d’emblée : je ne suis pas James Bond. Lui conduit une DBS, et la casse à peu près à chaque film. Moi, je vends des voitures et je rêve un peu. Si vous lisez ceci, c’est que vous aussi. Installez-vous.
Un noir qui ne fait aucun effort
Elle est noire. Pas « anthracite », pas « gris très foncé selon la lumière » : noire. L’intérieur crème tranche avec elle, et vingt ans n’y ont rien changé. Les compteurs sont superbes, la finition aussi, et il y a même une prise iPod, pour les nostalgiques de 2007. Sur le seuil de porte, une petite plaque rappelle l’essentiel : Hand built in England.
Reste l’écran d’infos, piqué à Volvo. Il est moche. On ne va pas se fâcher pour ça : on n’achète pas une Aston pour son écran.
Le V12, ou le bon goût qui sait séduire
Un démarrage, et on comprend. Le bruit est fou. Plus on accélère, plus il l’est encore, sans jamais être trop fort ni assourdissant. C’est le parfait équilibre entre le bon goût et le sex-appeal.
Né à Cologne, développé avec l’appui de Cosworth, puis parti pour l’Angleterre. Allemand de naissance, anglais par adoption. Comme les Windsor, mais avec plus de chevaux.
Un V12 Aston, ce n’est pas rien. Quand il n’y en aura plus, on dira : « Ah oui, mais à l’époque… ». Autant en profiter maintenant, sans écouter les « c’était mieux avant » qui ne l’ont jamais conduite.
Elle les attendait déjà
En 2007, la Ferrari California n’existait pas. La Maserati GranCabrio non plus. J’adore les italiennes, et chacune mérite un concours du plus beau moteur. Mais pour le rapport entre image, rêve et qualité, la réponse était déjà à Gaydon.
Le dessin d’Ian Callum n’a pas pris une ride. Les écrans, eux, vieillissent toujours mal. Bon courage à ceux de la GranTurismo ou de la California.
Une invitation au voyage
Capote ouverte, c’est une invitation : la belle route, le week-end à la campagne, la virée sur l’autoroute. Et elle appartient à une génération qui ne surchauffe pas en ville, ce qui est une chance.
Elle a passé plus de temps à attendre, au garage, que quelqu’un vive ses rêves qu’à les vivre elle-même. Résultat : 45 500 km en dix-neuf ans, soit environ 2 400 km par an. Elle a de la réserve.
Un carnet qui raconte tout
Livrée neuve en octobre 2007 par Garage Tarcisio Pasta, au Tessin. Révision initiale à 916 km. Ensuite, un suivi sans trou chez Aston Martin Riviera Cars à Lausanne (2009 à 2017), puis chez Aston Martin Genève (dès 2018), jusqu’à 39 448 km. Inspections anticorrosion tamponnées en 2009, 2017 et 2019.
Entre le service de janvier 2017 et le dernier tampon, elle n’a roulé qu’environ 1 400 km. Une voiture qu’on regardait plus qu’on ne la conduisait. Le prochain service sera fait avant la livraison, et le carnet est un duplicata : on vous le dit.
Qui doit l’acheter ?
Tout le monde aura l’impression qu’au volant, c’est un golden boy, un châtelain ou un agent secret. Personne ne se trompera sur le rêve : celui du type qui part avec le top model, euh, pardon, avec l’Aston.
Je corrige : ce rêve d’être « le mec » est tout aussi féminin. Il suffit d’en avoir envie. Pas de profil type, seulement le rêveur qui sommeille en chacun et qui attend qu’on le réveille.
Pour conclure
Bond ne l’a jamais conduite. Heureusement pour elle : il l’aurait cassée. Vous, vous pourriez la garder.
Fiche technique Modèle : Aston Martin DB9 Volante, cabriolet Première mise en circulation : octobre 2007, livrée neuve en Suisse Kilométrage : 45 500 km Moteur : V12 atmosphérique, 457 ch, propulsion Boîte : automatique Touchtronic 2 (ZF, 6 rapports) Couleurs : noir, intérieur crème, capote noire Consommation : 16,5 l/100 km (catégorie G, assumée) Entretien : carnet (duplicata) tamponné jusqu’à 39 448 km
Maintenance effectué :
Un carnet qui raconte tout
Un carnet tamponné chez Aston Martin, de la livraison jusqu’à 39 448 km :
Octobre 2007 : livrée neuve par Garage Tarcisio Pasta, à Cadenazzo (Tessin). Janvier 2008 : révision initiale, 916 km. Avril 2009 : 6 985 km, Aston Martin Riviera Cars (Lausanne). Inspection anticorrosion. Janvier 2010 : 12 412 km. Août 2011 : 19 673 km. Juin 2013 : 28 002 km. Janvier 2017 : 38 055 km. Inspection anticorrosion. Juin 2018 : 38 878 km, Aston Martin Genève. Juillet 2019 : 39 178 km. Inspection anticorrosion. Dernier tampon : 39 448 km, Aston Martin Genève. Prochain service : fait avant la livraison.
Maintenance à prévoir :
Prochain service : fait avant la livraison.